Le repère olympique pour Paris 2012
Les jeux, reflet du contexte géopolitique

Participer aux jeux olympiques, c’est une liberté, une implication, une revendication.
De ce fait, les jeux ne sont pas seulement une compétition internationale mais aussi le reflet du contexte géopolitique à un moment donné. C’est une sorte de baromètre mondial qui indique la participation des différents pays aux jeux et leur taux d’implication dans la vie mondiale. Par exemple, l’arrivée de nouvelles nations (Bosnie, Croatie, Erythrée...), la coupure des jeux pendant les deux guerres mondiales mais aussi les nations qui manquent à cause de leur régime politique ou bien parce qu’elles sont toujours en guerre...
Le sport et la compétition permettent aussi à chaque pays d’être premier et de se distinguer des autres pays dans un domaine autre que ceux économique, politique qui font l’ordre habituel des choses... (Ex : prédominance de l’Ethiopie, du Kenya aux courses de fond)
Le fil est conducteur d’une idée. Il traverse le repère et s’élève vers les sommets, vers les cieux, plus hauts...
Le repère symbolise les jeux par le passé et le futur, il marque Paris par tout ce que représente les jeux. Et de ce fait il devient une machine à voir et à regarder. La curiosité de ce que cela représente, la mémoire, le souvenir, le symbole.
L’accès à la hauteur de 28 mètres se fait par la plateforme tout entière qui s’élève depuis la bas jusqu’à la hauteur maximale recommandée. Le principe formel et structurel est le même que celui des gyrotours. Tout le monde s’élève en même temps et l’ascension procure des sensations partagées par tous. Le câble qui entoure le repère est disposé par un nombre de tour très précis : 1 mètre reprèsente une olympiade, soit 4 ans.
Les tours indiquent le nombre de nations participantes pour chaque olympiade. On comprends donc pourquoi le câble va en s’épaississant, le nombre de nations étant toujours croissant.
Ainsi, on obtient des vues et des cadrages sur le panorama complètement différents selon la hauteur à laquelle on se trouve. Il y a un jeu sur la densité du «textile» : différentes sensations selon que l’on soit à l’intérieur ou à l’extérieur du repère (on est vu, on n’est pas vu mais on peut voir...). Le resserement et le desserement participe à ce jeux de cadrage.